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La promesse de légalisation du cannabis par le Parti démocrate s’essouffle avec Biden

La promesse de légalisation du cannabis par le Parti démocrate s’essouffle avec Biden

Pour: Teresa Garcia Activisme

“Insensé”. C’est comme ça que des personnalités du secteur du cannabis, interviewées par la Web Marijuana Moment, définissent la politique du candidat démocrate Joe Biden sur la plante de cannabis. On est bien loin de la promesse de l’antérieur candidat à la Présidence des États-Unis Bernie Sanders qui a promis en février que, s’il était élu, il légaliserait le cannabis dans les 50 états qui composent le pays le premier jour de son mandat à la Maison Blanche.

La promesse était osée par les temps qui courent mais c’était surtout une déclaration d’intentions qui mettait sur la table le pari du candidat le plus socialiste jamais envisagé sur le thème du cannabis. Son intention était d’inclure une régulation de l’industrie du cannabis qui bénéficierait aux communautés les plus affectées par la politique menée jusqu’à maintenant contre les drogues.

Mais Sanders n’a pas été choisi pour représenter le Parti Démocrate aux élections de novembre et Biden, le gagnant, a une position très différente par rapport au cannabis. D’ailleurs, Biden a été vice-président des États-Unis pendant les 8 ans de gouvernement de Barack Obama et, avant cela, membre du Sénat pour Delaware pendant 26 ans ainsi que président du Comité des Affaires Judiciaires du Sénat entre 1987 et 1995, années pendant lesquelles il a encouragé une politique de criminalisation et a même donné le nom officieux de « Loi Biden contre le crime » à la « Loi de contrôle de délits violents et application de la loi de 1994 » laquelle incluait 60 nouveaux types de délits qui pouvaient être punis par la peine de mort – parmi lesquels se trouve le trafic de drogues.

 

 

Auparavant, dans les années 80, Biden a été un des politiciens qui a agit avec le plus de fermeté pour mettre en place des mesures antidrogue. « Nous avons besoin d’une personne pour prendre les décisions », a-t-il affirmé en 1982 par rapport à la politique de « guerre contre la drogue » du président de l’époque Ronald Reagan. « Son engagement sur le plan économique est minime », ajoutait-il. À l’époque, Biden avait présenté un projet de loi qui donnait plus de liberté au Ministère de la justice pour ordonner des saisies de drogues, imposer des sentences minimales obligatoires pour des délits liés à des quantités déterminées de substances contrôlées, parmi lesquelles se trouve la Marijuana, ou pour augmenter les sanctions. Il augmentait aussi le budget du Département de Défense pour des actions antidrogue, pourvoyeur de ce qui serait ensuite, pas seulement un combat policier, mais aussi une lutte militarisée contre les drogues.

La position du candidat démocrate a évolué depuis mais pas autant que la société aux États-Unis où, d’après une étude réalisée par l’Université de Quinnipiac (Connecticut) rendue publique en décembre 2019, plus de la moitié des électeurs appuieraient la légalisation du cannabis récréatif – une proportion qui atteint les deux tiers dans le cas des électeurs de moins de 29 ans. Malgré cela, ce qu’a exprimé Biden jusqu’à maintenant à ce propos c’est qu’il défend maintenant la dépénalisation et de là aussi l’effacement des casiers judiciaires pour possession de marijuana. Il soutient aussi sa reclassification dans la Loi des substances contrôlées puisqu’elle apparaît comme l’héroïne dans la catégorie des drogues les plus dangereuses avec plein de restrictions et sans y inclure ses usages médicaux. Biden appuie aussi la légalisation du cannabis pour usage médical, laissant ainsi la porte ouverte au fait que les états puissent le réglementer plus facilement.

Comme le souligne Marijuana Moment, l’attitude de Biden contre la légalisation de la marijuana pour usage récréatif a donné lieu à des affrontements entre le candidat et une majorité de démocrates alors qu’il ne reste qu’un mois pour les élections présidentielles aux États-Unis.

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