La souche légendaire de Bob Marley

La souche légendaire de Bob Marley

Pour: Rebeca Argudo Activisme

Pendant la deuxième moitié du vingtième siècle, la Jamaïque jouissait d’une renommée internationale comme lieu de référence dans la culture du cannabis. Ses caractéristiques spéciales, son sol fertile ajouté à un climat tropical, lui conféraient des qualités idoines pour la culture, en dotant les plantes d’une force exceptionnelle et d’une grande facilité de croissance. En plus, l’île a été le berceau du mouvement rastafari, produit d’un processus de syncrétisme religieux de différentes religions (parmi elles, des religions africaines, indiennes, la religion chrétienne et la juive) où la consommation de cannabis joue un rôle très important dans leurs rituels. Ces variétés autochtones étaient très appréciées mais malheureusement certaines ont disparu.

Un scientifique de l’île de la Dominique, Machel Emanuel, résidant en Jamaïque depuis 2007, travaille actuellement sur un projet intéressant : récupérer une variété de cannabis Landrace spécifique de l’île. Il s’agit d’une souche indigène du pays, ayant disparue dans les années 80 lorsque la lutte internationale contre les drogues s’est intensifiée, provoquant son éradication.

La souche légendaire de Bob Marley

Ce biologiste raconte qu’il s’agit d’une espèce étrange, une variété indigène unique de la région qui s’est adaptée au climat spécial de l’île des Caraïbes en développant des caractéristiques particulières aussi bien pour ce qui est de son odeur que pour sa saveur ou pour ce qui est de l’euphorie qu’elle provoque et avec, étonnamment, un taux plus faible de THC. Il s’agissait d’un des cannabis préférés de personnages célèbres de l’époque comme Bob Marley, Peter Tosh ou Bunny Wailer, membres fondateurs des Wailers.

 

 

Ce scientifique de 35 ans a parcouru les Caraïbes pendant ces dernières années en cherchant et en récupérant soigneusement des graines d’espèces presque éteintes. Certaines lui ont été fournies par un rastafari qui avait vécu éloigné de la civilisation pendant 40 ans. Maintenant, c’est lui qui les cultive et les protège à l’Université de West Indies, à Kingston, dans un champ de plantes autochtones habilité à cet effet dans le jardin botanique du département de biologie de l’université. Les plantes appartenant à cette variété, la même dont ont profité et qu’ont apprécié certaines stars internationales de reggae, arrivent à atteindre une hauteur considérable. C’est l’une des raisons de la disparition de cette variété, vu que les fermiers l’ont remplacé par d’autres souches plus difficiles à trouver car son envergure compliquait le fait de pouvoir les cacher au moment où la persécution de la culture s’intensifiait.

Machel Emanuel fait confiance à ceux qui ont conservé les graines, ainsi qu’en l’Université qui, avec ce programme, a favorisé leur récupération, pouvant ainsi voir récompensés leur effort et leur prévision. Mais aussi aux grandes corporations qui adoptent des pratiques justes et considérées avec les petits pays comme la Jamaïquela consommation de marijuana est dépénalisée depuis 2015 et où sa culture est très enracinée. Un lieu où le marché du cannabis peut également être une opportunité économique importante. La Jamaïque bénéficie aussi du facteur nostalgie et la tradition d’un endroit où la culture de la ganja, mot indien qu’utilisent les membres du mouvement rastafari pour désigner la marijuana, est plus répandue et acceptée que jamais, en plus d’être très prometteuse en termes de marketing.

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