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Zambia legaliza el cultivo de cannabis medicinal con una ley que excluye a los pequeños agricultores

Le gouvernement de Zambie a approuvé la culture de marijuana pour exportation et pour usage médicinal mais en maintenant l’interdiction de consommation et de possession qui sont passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à 2 ans de prison. La mesure, approuvée à l’unanimité dans une réunion extraordinaire célébrée le 4 décembre dernier et faite publique à travers un communiqué le 17 décembre, a comme objectif d’impulser l’économie du pays africain et faire devenir la Zambie le quatrième pays africain à légaliser la culture de cannabis sous certaines de ses formes, après que le mois d’avril dernier le Zimbabwe légalise la production à des fins médicinales ; une année avant que le fasse Lesoto et, en septembre 2018, l’Afrique du Sud en approuvera, par décision de son Tribunal Constitutionnel, la culture et la consommation, également récréative, mais pas sa vente. Le Gouvernement zambien a crée un comité technique qui concevra la feuille de route pour amener à la pratique cette mesure.

Selon l’explique l’agence Reuters, le motif après la légalisation de la production de cannabis médicinal pour son exportation est le fort déficit que souffre la Zambie, pays où, en plus, la dette externe a atteint 10.500 millions de dollars fin 2018, 20% de plus que l’année d’avant. C’est parce que les prévisions économiques pour cette année n’étaient pas non plus positives à cause des mauvaises récoltes de 2019 dans un pays où l’agriculture représente 20% du PIB et 54% de l’emploi – selon les chiffres de la Banque Mondiale de 2019 –, et que les prix de l’électricité et du pétrole ont augmenté, que la Zambie se voit obligée à importer. D’après les calculs du Parti Vert, actuellement dans l’opposition au Gouvernement et le fait qu’il a plaidé pour la légalisation de la culture de cannabis pour son exportation depuis 2013, la mesure pourrait engendrer en Zambie jusqu’à 36 milliards de dollars annuels.

“En fonction de comment cela va se faire, la face de l’économie de la Zambie pourrait changer”, a affirmé Peter Sinkamba, président du Parti Vert, à l’agence britannique. Cela peut être une bénédiction ou une malédiction, comme le diamant ou l’or, cela dépend de la direction politique”, a-t-il ajouté.

Seulement pour les grandes entreprises

Selon l’a expliqué la porte-parole du Gouvernement zambien, Dora Siliya, la culture de marijuana sera uniquement permise pour son exportation et grâce à la concession de licences limitées d’un montant annuel de 250.000 dollars. L’organisme responsable de délivrer ces licences sera le Ministère de la Santé du pays et les cultures seront contrôlées par le Service National de Zambie – une branche de son armée – pour vérifier que la plante n’est pas vendue sur le marché local.

Le montant des licences pour accéder au secteur du cannabis a amené à la critique des groupes locaux et l’un des partis politiques avec représentation dans le pays qui signalent que cela provoquera l’exclusion au secteur des petits agriculteurs.

 

 

« Notre principal problème en ce moment est l’exigence d’une licence d’un montant de 250.000 dollars », a signalé Anthony Bwalya, parlementaire à l’United Party for National Development, principal parti de l’opposition avec 47% de vote aux dernières élections présidentielles de Zambie en 2016 – face au 48% du Front Patriotique de Edgar Lungu, président élu du pays. Dans un article publié dans le Lusaka Times, Bwalya avertit que le montant de la licence représente une invitation à ce que les grands capitaux étrangers et les cartels locaux utilisent la Zambie pour blanchir de l’argent sale et, à la place, il propose que la gestion de la culture reste aux mains de l’armée, « créant des emplois pour des centaines de jeunes et autres professionnels » et que l’on restreigne l’entrée de capitaux étrangers dans le secteur de façon à ce qu’elle se fasse à travers de partenariats avec des entreprises locales pour éviter une externalisation superflu des paiements des devises.

« Les politiciens doivent résister à la tentation de dérober ce secteur aux gens. On a déjà vu cela avec le Mukula et d’autres ressources minérales où les fonctionnaires corrompus du gouvernement en ont été les principaux bénéficiaires pendant que les gens souffraient », affirme le parlementaire dans son article par rapport à l’intrigue autour du trafic de bois de cet arbre qui existe seulement en Afrique méridionale et centrale.

Une interdiction de l’empire britannique

La culture, la vente et la consommation de cannabis, plante connue également en Zambie sous le nom de ulubangula, sont interdites depuis 1923, alors que la Zambie était sous contrôle britannique, avec l’Opium and Habit Forming Drugs Regulation Ordinance (Ordonnance de régulation de l’opium et des drogues qui produisent des habitudes), dans laquelle on ne faisait pas référence au cannabis mais à la « dagga », mot utilisé dans les pays du sud de l’Afrique, depuis le XVIIème siècle, pour faire référence au cannabis.

En mars 2017, une déclaration du Ministère de Santé zambien signalait que la culture de marijuana à des fins médicinales est légale dans le pays depuis l’année 1967, protégé par la Loi en matière de drogues dangereuses promulguée cette année-là. La déclaration ministérielle signalait que l’usage médicinal de marijuana était reconnu par la loi en cas de douleur chronique, pour traiter les nausées - provoquées par des traitements tels que la chimiothérapie -, l’épilepsie, le glaucome et les symptômes de la sclérose, mais elle annonçait aussi que la culture de marijuana à des fins médicinales pouvait seulement se faire grâce à une licence et que le Ministère de la Santé n’avait l’intention de délivrer aucune licence.

Kannabia Seeds Company sells to its customers a product collection, a souvenir. We cannot and we shall not give growing advice since our product is not intended for this purpose.

Kannabia accept no responsibility for any illegal use made by third parties of information published. The cultivation of cannabis for personal consumption is an activity subject to legal restrictions that vary from state to state. We recommend consultation of the legislation in force in your country of residence to avoid participation in any illegal activity.

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