Algorithme et marijuana

Algorithme et marijuana

Pour: Laura Rueda Activisme

2019 ne pouvait pas commencer par une nouvelle plus du XXIº siècle. La consultante privée portugaise LPTLabs a développé un algorithme qui prédit quels seront les prochains pays à légaliser le cannabis de forme récréative et aussi pour un usage médicinal. L’intelligence artificielle, des milliers de données et 98 variables ont été les ingrédients magiques pour créer cet outil tellement futuriste.

LTPLabs est une consultante portugaise privée formée de trois professeurs de l’Université de Porto, fondée en 2014, pour aider les entreprises à prendre des décisions. Au début de cette année que l’on vient d’entamer, ils publiaient un algorithme qui prédit quels sont les pays qui prochainement légaliseront le cannabis.

Algorithme et marijuana

Une commande hors du commun

Ce projet leur est arrivé à travers une demande directe d’un client du domaine pharmaceutique. Son objectif était d’observer de façon plus générale comment va actuellement le marché global du cannabis. Après cette visite, LPTLabs s’est lancée dans la compilation de données et l’intelligence artificielle pour que son client ait à sa disposition le meilleur outil possible.

L’intelligence artificielle et des millions de données

Pour arriver à cet algorithme, ils ont travaillé avec des techniques d’intelligence artificielle et des millions de données d’information qui prennent en compte plusieurs contextes présents dans chaque société. Ils ont aussi considéré 98 variables qui vont de la liberté de presse dans le pays à l’indice de développement humain en passant par la légalisation des mariages homosexuels et les panoramas religieux, politique et économique.

Bases de données publiques

Cette nouvelle, qui a été publiée dans le journal de Lisbonne, Público, a aussi pris en compte d’autres variables comme la popularité qu’ont dans les différents pays les débats sur la légalisation du cannabis sur Internet, surtout sur les réseaux sociaux. À LPTLabs, ils ont souligné que toutes les données avec lesquelles ils ont travaillé pour créer l’algorithme proviennent de données publiques.

Interviews à des experts

Une des personnes impliquées dans la création, Pedro Amorim, de l’équipe de LTPLabs, a déclaré au journal, Público, qu’ils avaient fait des interviews à des experts dans le domaine, pour corroborer que les données que l’algorithme offrait donnaient des résultats. Ainsi, ils ont parlé avec des médecins spécialisés en cancérologie qui utilisent des opioïdes pour traiter leurs patients.

D’après ce qu’a déclaré Paula Sousa, manager de LTPLabs au journal portugais Público, ils sont arrivés à ce résultat en comparant les indicateurs de chaque pays avec les indicateurs de pays où le cannabis était déjà légal au niveau récréatif et médicinal.

Algorithme et marijuana

Les pays qui réguleront le cannabis

Ils n’ont mis qu’un mois à arriver à ce remarquable algorithme. La première chose qu’ils ont faite, c’est de définir des indicateurs qu’ils considéraient utiles. Selon cet outil, la Suède sera le prochain pays à légaliser le cannabis. Au pays scandinave, le suivent de bien près l’Espagne et l’Irlande. Ces trois pays, d’après ce qu’a assuré à Público ses créateurs, ont tendance à présenter une importante liberté législative qui se remarque par la légalisation du mariage homosexuel et l’adoption par couple de même sexe.

Au sommet de la liste des pays apparaissent le Luxembourg, l’Australie, le Royaume Uni et le Portugal à la 13º place dans la liste. Si on tient en compte que le Portugal a approuvé l’usage de la plante aux fins médicinales au Parlement en juin dernier, cette formule mathématique nous convainc encore plus. Et n’oublions pas que le Luxembourg a toutes les chances de devenir le premier pays à légaliser l’usage récréatif du cannabis dans l’Union Européenne.

L’important maintenant est de voir si les résultats passeront de la probabilité aux faits. Et si les politiques des gouvernements deviendront, en réalité, la régulation médicinale et/ou récréative dans chacun de ces pays. Pour le moment, c’est assez compréhensible que, en tenant en compte les libertés individuelles et la forme de légiférer dans chaque endroit, soient apparus ces premiers noms sur la liste. Pendant ce temps, c’est sûr que le client pharmaceutique de LTPLabs tirera une rentabilité économique de cet outil.

 

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