Découverte de deux nouveaux composés organiques du cannabis

Découverte de deux nouveaux composés organiques du cannabis

Pour: Rebeca Argudo Médical

Jusqu’à maintenant, les deux composés du cannabis les plus étudiés, en relation à leurs utilisations thérapeutiques – et médicinales – et comme responsables de la majorité de leurs effets, étaient le THC et le CBD.

C’est les cannabinoïdes qui apparaissent en plus forte concentration dans le cannabis, même si on a trouvé plus de 100 cannabinoïdes différents qui font varier l’importance de sa présence d’une plante à l’autre. Pour l’instant, de récentes études réalisées par des chercheurs italiens, mettent en évidence l’existence de deux nouveaux composés organiques du cannabis inconnus jusqu’à lors : le THCP (tétrahydrocannabiphorol) et le CBDP (cannabidiphotol).

Concrètement, selon les résultats d’expériences réalisées sur des souris, le premier d’entre eux s’est avéré être beaucoup plus puissant que le THC qui était, jusqu’à maintenant, le composant du cannabis à l’effet psychoactif le plus puissant et avec une plus forte activité cannabimimétique. Selon les études réalisées jusqu’à lors, Le THCP pourrait être jusqu’à 30 fois plus puissant que le THC, avec toutes les possibilités que cela suppose aussi bien dans le domaine récréatif que médicinal.

 

 

Ce composant, administré à des souris de laboratoire, a provoqué sur ces animaux des comportements semblables à ceux qu’ils auraient eus sous l’effet du THC mais atteignant avec des doses très faibles les effets qu’ils auraient atteints avec l’administration du double de THC. On y a observé, parmi d’autres effets, une diminution des mouvements, une baisse de température ou une réduction de la réaction face à la douleur.

De son côté, l’autre composant découvert lors de ces études (le CBDP, un dérivé du CBD jusqu’à maintenant inconnu) a des effets thérapeutiques mais est privé de l’effet psychoactif du THC ou du THCP, comme pour le CBD. On a aussi observé lors de ces études que le CBDP a une capacité insuffisante pour s’unir aux récepteurs CB1 et CB2, ce qui fait que la recherche sur ses propriétés ne soit pas une priorité. Il se produit le contraire avec le THCP qui semble doté d’un énorme potentiel thérapeutique et médicinal. Avec une structure très similaire à celle du THC, ce nouveau composant organique interagit avec le même récepteur que le THC (le CB1) mais le fait plus facilement, ce qui expliquerait sa plus grande puissance.

Découverte de deux nouveaux composés organiques du cannabis

Cette découverte pourrait expliquer des problèmes comme les différences entre les expériences de différents consommateurs de cannabis, par exemple ; car ses effets psychotropiques ne viendraient pas seulement du THC, comme on pensait jusqu’à maintenant, mais qu’on les devraient, et même en grande partie, à la présence de THCP. D’ailleurs, on envisage l’existence d’autres cannabinoïdes non-identifiés qui pourraient influencer plus ou moins les effets connus.

En plus, ces études ouvrent la voie à la possibilité de cultiver des variétés qui, au lieu d’être dominées par le THC ou le CBD, pourraient l’être par le THCP. Si les effets potentiels de ce nouveau composant se confirment sur les humains, il serait possible de cultiver une variété riche en THCP qui pourraient être jusqu’à 30 fois plus puissante que les variétés connues jusqu’à lors. On devrait aussi étudier les possibilités aussi bien thérapeutiques que médicinales de ces possibles variétés et pas seulement leurs effets psychoactifs. C’est à dire que, aussi bien sur le plan médicinal que récréatif, on se trouverait face à une découverte vraiment unique et positive.

Kannabia Seed Company vend à ses clients un produit de collection, un souvenir. Nous ne pouvons pas et ne devons pas donner de conseils de culture car notre produit n’est pas destiné à cet usage.

Nous ne sommes pas responsables de l’utilisation illicite qui pourrait être faite par des tiers des informations publiées ici. La culture du cannabis pour l’autoconsommation est une activité soumise à certaines restrictions légales qui varient d’un État à l’autre. Nous recommandons de revoir la législation en vigueur dans le pays de résidence pour éviter d’encourir l’exercice d’une activité illégale.

Partager: