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"Si no somos capaces de imaginar algo diferente, no pasará"- Entrevista a SEX, el niño de las pinturas

Federico García Lorca, Carlos Cano, Paco de Lucía, Enrique Morente… personnages clés de la culture andalouse que SEX, El niño de las pinturas, a amenés aux rues de sa Grenade natale, du reste de l’Espagne et du monde entier. Même si Raúl Ruiz, nom réel, avoue qu’il aime aussi peindre les gens anonymes qui méritent d’être des référents comme l’épicier ou ta voisine. « Le monde est sombre, illumine ta part ». Dans chacune de ses pièces se trouve un message, qui te bouscule et te fait réfléchir.

Le monde manque de conscience ? On croit que oui. C’est pour ça qu’un type d’art, comme celui de El niño de las pinturas, qui arrive dans les quartiers avec l’intention de transformer est très apprécié. « Il y a des gens qui ont des outils de communication et qui les utilisent et qui sont vivants avec eux. Ça me fait dire que c’est une société qui va tenir le coup, qui avance » avoue-t-il dans l’interview à Ignacio Linares pour System Boys, en faisant référence au spray, son outil de travail.

Laura Rueda : « Tu as crée deux designs exclusifs de tee-shirts pour Kannabia et ils sont très différents l’un de l’autre. Est-ce que tu peux nous raconter qu’est-ce que tu voulais transmettre avec chacun d’eux, l’histoire de comment tu en arrives à collaborer avec Kannabia ?

El niño de las pinturas: La variété de designs a été possible grâce à la confiance que Kannabia a placée dans mon travail, ça fait longtemps que je suis amateur du produit et proche de l’entreprise.

L.R.: Même si tu es reconnu sur le plan national et international, Grenade est un musée vivant de ton œuvre, qu’est ce qu’a supposé cette ville pour toi dans ton développement artistique ? Est-ce qu’elle continue à t’inspirer, Grenade ?

ENP: Grenade est la ville dans laquelle j’ai grandi et où je vis actuellement, un endroit très enrichissant presque à tous les niveaux. Mon œuvre a été très bien accueillie par la population, mais la Mairie de la ville en a terminé avec beaucoup de mes travaux, en dépit de les utiliser parfois comme une référence.

L.R.: Tu crois en un art humaniste, qui établit des liens avec la communauté dans laquelle il habite. C’est comme ça qu’ils te décrivent dans le programme spécial que te dédie Metrópolis. Qu’est-ce que tu crois qu’apportent tes peintures aux quartiers dans lesquelles elles se trouvent ?

ENP: En principe, j’essaie qu’elles apportent de la couleur aux endroits gris qu’engendrent nos villes. Et, d’une manière plus intime et plus subtile, j’essaie que les personnes se sentent représentées, qu’elles se retrouvent sur le mur. L’œuvre n’est pas terminée jusqu'à ce que quelqu’un la regarde et la termine.

 

 

L.R.: El Greco, Akira, la calligraphie arabe… sont seulement quelques unes de tes références. Comment est-ce que tes sources d’inspiration ont évolué depuis tes débuts jusqu’à maintenant ? Vers où va l’art de El niño de las pinturas ?.

ENP: Je suis toujours très intéressé par la calligraphie et j’ai enfin pu faire des dessins animés, grâce aux nouvelles technologies. Le travail de El Greco continue à me nourrir comme celui de Velásquez ou de Dalí. Les maîtres continuent à murmurer des chemins entre les traits. En ce moment, je me centre davantage sur le travail en atelier, très différent de celui que j’ai mené pendant de longues années dans la rue. La recherche à huis clos me donne de nouveaux outils pour peindre dehors.

L.R.: En plus des images, il y a toujours un message écrit sous forme de petite poésie ou de petit proverbe qui laissera le passant regarder tout en pensant. Est-ce que tu crois qu’il manque au monde des messages positifs et constructeurs ? Est-ce que tu aimes transmettre des messages à travers de ton art ?

ENP: Je crois que nous avons un avenir proche assez catastrophique et que tous les éléments culturels n’arrêtent pas de nous le rappeler. Si on est capable d’imaginer quelque chose de différent, ça n’arrivera pas. Donner forme à cette possibilité dans laquelle l’humanité fait un pas en avant est la seule chose qui nous permettra que ça arrive et, dans la mesure du possible, j’essaie d’apporter quelque chose avec mon travail.

L.R.: Tu as amené Lorca à New York, Paco de Lucia au quartier d’Almanjáyar à Grenade et Morente à sa Graná. Pour toi, en plus de la culture du graffity, d’autres disciplines artistiques sont importantes, comme la musique. En parlant de ces trois grands artistes, est-ce que tu crois que le monde manque de référents ? Est-ce que c’est important que nos référents soient présents dans les villes ?

ENP: J’ai peint des gens célèbres, acteurs, danseurs, clowns, philosophes, scientifiques, poètes, etc. J’aime exalter les personnes qui croient en ce qu’elles font, les authentiques. Dans cet esprit, j’ai aussi peint des employés de magasins, des voisins sympas et, en général, des personnes appréciées dans leur quartier qui méritent d’être des référents pour les autres, mais qui, dans un système comme celui que l’on supporte, n’ont pas tendance à l’être.

 

L.R.: On t’a posé beaucoup de questions sur l’art éphémère. Est-ce que tu crois qu’actuellement on respecte davantage l’art qui réside dans les rues ? Et-ce qu’on continue à donner plus de valeur à l’art exposé dans les musées?

ENP: Je crois que l’art dans la rue commence à occuper l’espace qu’il mérite dans le monde. L’art sur support contrôlable sera toujours plus précieux dans notre système pour la simple raison que c’est plus facile de trafiquer avec.

L.R.: Où est-ce que tu te vois dans 10 ans ? Est-ce que tu fantasmes sur l’idée d’explorer d’autres disciplines artistiques ?

ENP: Ben, heureusement, je me vois dans mon quartier, en train de peindre dans l’atelier, de sortir quelquefois dans la rue, seul ou avec des potes… L’exploration d’autres disciplines ne me fait plus fantasmer ; ça fait longtemps que j’ai compris l’importance de rechercher et d’essayer tous les trucs possibles dans notre entourage.

L.R.: Comment est-ce que tu te positionnes par rapport à la légalisation du cannabis ?

ENP: La légalisation du cannabis est un thème très important pour l’Espagne et, en particulier, pour Grenade et l’Andalousie. Dans d’autres pays, comme la Suisse, on peut déjà acheter du CBD dans les bureaux de tabac. J’espère que c’est seulement une question de temps pour qu’on régularise cette situation dans notre pays.

Kannabia Seeds Company sells to its customers a product collection, a souvenir. We cannot and we shall not give growing advice since our product is not intended for this purpose.

Kannabia accept no responsibility for any illegal use made by third parties of information published. The cultivation of cannabis for personal consumption is an activity subject to legal restrictions that vary from state to state. We recommend consultation of the legislation in force in your country of residence to avoid participation in any illegal activity.

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