Israël étudiera la légalisation du cannabis récréatif selon le modèle canadien

Israël étudiera la légalisation du cannabis récréatif selon le modèle canadien

Pour: Teresa Garcia Activisme

En 2017, l’État d’Israël a dépénalisé la consommation de cannabis à des fins récréatives, étant passible d’amendes et sujet aux traitements de désintoxication plutôt que à des poursuites pénales. Ce fut alors le premier pays du Moyen-Orient à dépénaliser la consommation de cannabis. Maintenant, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est allé encore plus loin en affirmant, sur les réseaux sociaux, qu’il fait pression sur son gouvernement pour légaliser la consommation de cannabis.

« J’ai exploré le sujet en profondeur et je décidé de promouvoir la suppression des casiers judiciaires liés à la consommation et la possession de cannabis de dizaines de milliers de personnes, ce qui a causé des souffrances inutiles à de nombreuses personnes et qui a imposé un fardeau aux tribunaux israéliens”, déclara le Premier ministre israélien sur son compte Facebook le 23 février.

 

 

 

 

 

Comme l’a ajouté Netanyahu, « le ministre Ohana a commencé à travailler sur la question et présidera un comité avec des professionnels et avec Oren Leibowitz, président d’Ale Yarok, qui examinera l’importation du modèle canadien pour réglementer un marché légal en Israël ».

Amir Ohana, ministre israélien de la Justice depuis juin 2019 et premier parlementaire ouvertement gay en Israël, est également membre du Lobby pour le cannabis médical en Israël – en plus d’être membre d’un autre lobby qui fait pression pour la réglementation de l’utilisation des armes dans le pays. -.

Pour sa part, Oren Leibowitz est le président d’Ale Yarok, un parti ultra-libéral qui n’a pas remporté de siège au Parlement israélien lors des dernières élections et qui réclame la légalisation du cannabis, mais aussi la libéralisation des jeux de hasard ou des chèques scolaires, bien que, dans le cas de l’occupation israélienne du territoire palestinien, parie sur la «solution à deux États». Et c’est que, comme Netanyahu l’a précisé, la voie adéquate de régulariser l’industrie du cannabis est celle du Canada. Au Canada, les grandes industries sont habilitées en tant que principaux fournisseurs de marijuana.

 

 

Jusqu’à la réforme de 2017, la consommation de cannabis était passible de trois à cinq ans de prison et de 226.000 shekels d’amende (60.685,18 euros). Depuis cette réforme, la peine pour l’usage récréatif du cannabis a été réduite à des amendes de 1.000 shekels (255 euros), sans ouvrir de dossier pénal, et à une amende deux fois supérieur si la personne est interceptée une deuxième fois. C’est à la troisième fois qu’une personne soit interceptée par la police pour consommation de marijuana qu’une enquête sera ouverte. Cette enquête conduirait à ce que la personne soit renvoyée pour traitement éducatif et informatif et qu’elle soit condamnée à la suspension de permis de conduire ou de permis de port d’armes. La quatrième fois, une affaire pénale serait déjà engagée.

Selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), des 8,8 millions d’habitants d’Israël, environ 27% ont consommé du cannabis au moins une fois dans la même année – données de 2016—, se classant comme le premier pays par population à consommer du cannabis.

Israël étudiera la légalisation du cannabis récréatif selon le modèle canadien

Israël est également l’un des premiers pays à faire de la recherche sur l’usage thérapeutique du cannabis, autorisé depuis 1973 et dont l’industrie a commencé dans les années 1990. En 2007, 20.000 patients avaient déjà accès à des programmes de cannabis à usage thérapeutique par le biais du Ministère Israélien de la Santé. Selon le magazine Marijuana Business Daily, 46.000 brevets pour des programmes de cannabis thérapeutique sont actuellement enregistrés en Israël. Les patients peuvent disposer de cannabis dans les dispensaires de huit producteurs autorisés. 30 sociétés liées au cannabis sont déjà cotées à la bourse de Tel Aviv et de grandes sociétés américaines et canadiennes, telles que Cronos Group, Steep Hill Labs ou Aurora Cannabis, se sont lancées dans l’investissement en faveur des sociétés israéliennes de cannabis.

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