La plupart de ces oncologues croient aux bienfaits du cannabis, mais la moitié seulement le donnerait à leurs patients

La plupart de ces oncologues croient aux bienfaits du cannabis, mais la moitié seulement le donnerait à leurs patients

Pour: Laura Rueda Médical

Le Centre Oncologique de l’Université du Colorado aux États-Unis a mené une enquête auprès des professionnels de cette branche de la médecine donnant des résultats très révélateurs. D’après ce sondage, 73% de ces médecins pensent que le cannabis médicinal offre des avantages aux patients souffrant de cancer ; pourtant seulement 46%, un peu moins de la moitié d’entre eux, le prescriraient à leurs patients. Creusons un peu plus sur ce sujet.

La plupart de ces oncologues croient aux bienfaits du cannabis, mais la moitié seulement le donnerait à leurs patients

Dans des articles précédents, on vous a parlé du documentaire Weed the people, disponible sur la plate-forme Netflix, où l’on découvre des cas d’enfants atteints de cancer qui, après avoir suivi un traitement au cannabis, montrent une amélioration et arrivent, dans certains cas, à vaincre la maladie. L’oncologue qui apparaît dans ce film avoue qu’elle en savait très peu sur les traitements contre le cancer avec du cannabis avant de commencer à étudier et traiter certains cas. Et ce parce que la plante est encore criminalisée en raison de son interdiction.

L’inquiétude générale, la méconnaissance de la plante

En tenant en compte de cette situation, il n’est pas étonnant que, même si 73% des médecins oncologues interrogés par le Centre Oncologique de l’Université du Colorado croient aux avantages thérapeutiques du cannabis, seulement 46% d’entre eux sont sûrs qu’ils prescriraient un traitement à base de cannabis à leurs patients. La raison ? Le manque de connaissances qu’ont la plupart d’entre eux sur la façon de l’administrer. 

Les résultats de cette étude ont dévoilé que les inquiétudes les plus fréquentes de ces professionnels étaient liées au manque de connaissances sur le cannabis et ses propriétés. Le fait de ne pas savoir :  quelle dose administrer aux patients, les produits que l’on peut trouver sur le marché, les endroits où l’on peut les obtenir ou la possibilité ou non de combiner un traitement cannabique avec d’autres médicaments.

« Je crois que dans certains cas, on est en train de passer à côté d’un outil utile. Les professionnels croient qu’il apporte des bienfaits mais ne se sentent pas à l’aise pour le recommander », expliquait Ashley E. Glode, premier auteur des travaux.

Dans cette recherche qui est présentée à la Réunion Annuelle de la Société États-unienne d’Oncologie Clinique (ASCO) ont été interrogés 48 oncologues spécialisés, 47 médecins, 53 infirmiers et 17 pharmaciens.

La plupart de ces oncologues croient aux bienfaits du cannabis, mais la moitié seulement le donnerait à leurs patients

Les oncologues reçoivent des informations sur leurs patients

Un autre résultat a à voir avec le manque de formation de ces professionnels sur ce thème. 79% des personnes interrogées ont répondu qu’elles se sentiraient mieux préparées et plus à l’aise pour prescrire de la marijuana s’il existait plus de programmes éducatifs spécifiques ou des études universitaires à ce sujet. Comment ces médecins font-ils habituellement pour obtenir des informations? 68% ont avoué que ce sont leurs patients qui leur donnent le plus de renseignements sur l’utilisation du cannabis. Tandis que 55% se tournent également vers les médias pour élargir leurs connaissances et que 53% a évoqué d’autres sources.

 

 

La non-réglementation provoque cette situation

« Malgré tout, le problème le plus important est l’absence de certitudes en ce qui concerne la posologie car elle n’est pas règlementée. Les rares chiffres suggèrent que les patients commencent avec des doses faibles, pas plus de 10mg de THC par dose, mais on ne sait pas si c’est vraiment ce qu’ils reçoivent. Alors, du point de vue de la consommation, l’inhalation et le tabagisme sont les méthodes qui plaisent le moins en raison des risques possibles de dommages pulmonaires. Beaucoup de médecins recommandent des comestibles ou des huiles mais on ne dispose pas encore de chiffres comparant les doses en fonction des différents formats », sont les conclusions auxquelles l’étude a abouti. 

Est-ce qu’il s’agit de conclusions statiques ? Non, car Ashley E. Glode et son équipe se sont proposés un nouveau défi : celui d’élargir l’enquête pour passer d’un échantillon représentatif du Colorado – comme dans cette étude – à un plus vaste échantillon élargi à des données nationales et qui nous en dira plus sur la position des médecins oncologues aux États-Unis par rapport au cannabis.

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