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WHO recommends removing cannabis from the dangerous narcotic drug list

Un évènement historique a eu lieu en début d'année sur la voie de la légalisation du cannabis. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a recommandé à tous les gouvernements du monde l'élimination du cannabis et de sa résine de la liste IV de la Convention Unique de Stupéfiants de 1961, la catégorie la plus restrictive. Les raisons données pour cette requête étaient les évidences thérapeutiques que la plante est en train de démontrer vis à vis de certaines douleurs et maladies.

On aurait dit que ce moment n'allait jamais arriver mais, après quarante-sept ans, le cannabis pourrait sortir de la liste des stupéfiants dangereux de la Convention Unique sur laquelle il a été mis en 1961. Le 24 janvier, Tedros Adhanom, directeur général de l'OMS, a envoyé une lettre au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres. Sur cet écrit, le politicien éthiopien suggérait au politicien portugais que la plante devrait être cataloguée de manière moins stricte. De cette manière, on prétend faire de meilleures recherches sur ses bénéfices thérapeutiques.

La liste IV, la plus restrictive

Cannabis et héroïne étaient considérés de la même manière depuis 1961. La liste IV est la plus stricte de toutes celles qui forment la classification des stupéfiants. Alors, à chaque fois que les scientifiques se proposaient d'enquêter de façon approfondie sur les effets médicinaux de la marijuana, ils se heurtaient contre ce "mur de béton" qui les freinait considérablement.

Au Comité d'Experts en drogues de l'OMS, ils considèrent que, sur la liste IV, on trouve seulement les "substances nuisibles et aux bénéfices médicaux limités" et ils estiment que laisser le cannabis à cette place "restreindrait gravement l'accès et la recherche sur les éventuelles thérapies dérivées de la plante".

Une décision mûrement réfléchie

Cette recommandation n'a pas été émise d'un jour à l'autre, mais se prépare plutôt depuis un certain temps. Comme chaque mois de novembre, l'ECDD (Comité d'Experts en drogues de l'OMS) a célébré sa rencontre, cette fois celle de 2018. Lors de cette réunion, un rapport a été rédigé et a servi de point de départ pour la base de cette pétition historique. Les raisons principales signalaient le "potentiel thérapeutique" des préparés de cannabis pour traiter la douleur et d'autres souffrances comme l'épilepsie ou la spasticité.

Positionnement par rapport au THC et au CBD

Une autre recommandation de l'ECDD porte sur le tétrahydrocannabinol (THC), la substance la plus psychoactive du cannabis qui, d'ailleurs, est cataloguée à part de la liste IV de la Convention sur les substances psychotropiques de 1971. Maintenant le comité suggère qu'il devienne un médicament de la liste I pour que sa classification soit plus facile.

L'ECDD se positionnait aussi par rapport au cannabidiol, proposant que les produits élaborés avec du CBD qui ne dépassent par le pourcentage de 0,2% de THC soient supprimés de toutes les conventions internationales de contrôle de drogues.

"À l'état pur, le cannabidiol ne semble pas nocif, ni semble provoquer de risques d'abus. Alors, comme ce n'est pas une substance objet de contrôle par elle-même, mais seulement comme composant d'extraits de cannabis, l'information actuelle ne justifie pas un changement de cette situation pour inclure le cannabidiol parmi les substances placées sous contrôle". Il s'agit d'une conclusion que le comité a communiquée lors de la rencontre de novembre 2017.

Conclusion sur le rapport de l'ECDD

En conclusion, le rapport de l'ECDD recommande que, aussi bien la résine de cannabis que d'autres produits dérivés du cannabis, comme l'huile, passent de la liste IV à la liste I de drogues sur la Convention Unique de Stupéfiants de 1961. Il suggère aussi que le THC, qui se trouve sur une liste à part, soit reclassé sur la liste I. Et propose que les produits au CBD qui ne dépassent pas 0,2% de THC soient supprimés de toutes les conventions internationales de contrôle des drogues.

Même si, dans ces dernières décennies, l'OMS a été contre l'usage de la plante en médecine, elle s'est montrée, ces dernières années, intéressée par la recherche sur ses bénéfices thérapeutiques. N'oublions pas qu'il s'agit d'une recommandation qui concerne l'usage médicinal de la plante puisque sa consommation ludique continuerait à être interdite.

Le mois de mars sera crucial pour que cette pétition soit approuvée ou non. En effet, on célèbrera à Vienne (Autriche) le 62º cycle de sessions de la Commission de Stupéfiants (CND). Les 53 pays membres de cette commission étudieront la proposition. Ce sera alors que les assistants voteront pour ou contre cette pétition de l'OMS.

 

The cultivation of cannbis for personal consumption is an activity subject to legal restrictions that vary from state to state. We recommend consultation of the legislation in force in your country of residence to avoid participation in any illegal activity.

The purpose of this publication is purely informative, horizontal transfer of technical horticultural information.

Kannabia accept no responsibility for any illegal use made by third parties of information published here.

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