L’OMS recommande à l’ONU de reclasser le cannabis dans la liste des substances interdites

L’OMS recommande à l’ONU de reclasser le cannabis dans la liste des substances interdites

Pour: Laura Rueda Activisme

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a sollicité à l’Organisation des Nations Unies (ONU) qu’elle considère le reclassement et/ou l’élimination du cannabis dans les listes I et IV des substances les plus dangereuses. Place qu’il occupe aux côtés de l’héroïne et d’autres drogues auxquelles on a accordé peu de valeur médicale depuis 1961, sans qu’il y ait un examen qui rejette une preuve scientifique qui la prouve depuis plus de 50 ans.

L’OMS recommande à l’ONU de reclasser le cannabis dans la liste des substances interdites

Il y a quelques années cette nouvelle aurait semblé impensable car la liste des substances dangereuses était la même depuis sa création en 1961 et paraissait jusqu’alors intouchable comme la monarchie dans certains pays. Cependant, au mois de juin dernier, le Comité d’Experts en Pharmacodépendance de l’OMS a célébré sa quarantième réunion. Cette rencontre a eu pour but de réviser les Conventions de drogues sur la base de preuves scientifiques et, à cette occasion, elle s’est entièrement consacrée à réexaminer le cannabis et ses composants. Genève a été le point de rencontre d’activistes cannabiques du monde entier pendant quatre jours, du 4 au 7 juin.

Une interdiction historique sans fondement scientifique

En 1961 a eu lieu la Convention sur les Drogues qui a inclus le cannabis dans les listes I et IV, où se trouve aussi l’héroïne. Jusqu’alors, il y a presque six décennies, on n’avait réexaminé aucune substance, ni considéré si elle apportait des valeurs médicinales. Maintenant, l’OMS a demandé à l’ONU qu’elle reclasse la marijuana car l’Agence Antidrogues des États-Unis continue à considérer que des composants médicinaux comme le CBD ont un plus grand risque d’abus que de bénéfice médicinal.

Réexamen des effets du cannabis sur la santé

Après la rencontre, les experts du Comité ont envoyé une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies, António Guterres, avec les conclusions des quatre jours de travail, signée par Tedros Adhanom Ghebreyesus, Président actuel de l’OMS.

“Dans la résolution 52/5 de la Commission de Stupéfiants. il a été signalé que les effets du cannabis sur la santé n’avaient pas été examinés récemment et il a été demandé que le Comité d’Experts de l’OMS en Pharmacodépendance présente un rapport mis à jour”, peut-on lire sur la lettre.

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Déjà dans la 38º rencontre du Comité d’Experts en Pharmacodépendance de l’OMS avait été mis sur la table que la consommation de cannabis et de ses composants aux fins médicales avait augmenté et qu’étaient apparus de nouveaux produits pharmaceutiques comme la marijuana. L’autre point qui a été reconnu est que la plante n’a jamais été étudiée officiellement par le Comité.

Examen critique du CBD

Lors de la dernière rencontre, un examen critique du cannabidiol (CBD) a été réalisé. “Le Comité a recommandé que les préparations considérées comme CBD pure ne figurent pas sur les listes des conventions internationales sur la fiscalisation des drogues”. En plus, des examens préalables ont été réalisés sur la plante, la résine de cannabis et les extraits et teintures de cannabis, le delta-9-tétrahydrocannabinol et les isomères du THC.

La prochaine réunion aura lieu en novembre 2018 et le Comité réalisera, cette fois, des examens critiques des composants du cannabis mentionnés ci-dessus (plante et résine de cannabis ; extraits et teintures de cannabis ; delta-9-tétrahydrocannabinol, Δ9-THC ; isomères du THC), mais aussi d’une série de nouvelles substances psychoactives incluant les analogues du fentanyl et d’autres substances psychoactives.

Conclusions favorables

Les conclusions de cette rencontre de l’OMS sont que le CBD “est l’un des cannabinoïdes naturels de la plante de cannabis” et qu’ “il n’y a pas de rapport sur des cas d’abus ni de dépendance relatifs” à sa consommation car, “en général, le CBD est bien toléré et a un bon profil de sécurité”. Ressortent quelques effets indésirables du cannabidiol comme perte d’appétit, diarrhée ou fatigue mais elles mentionnent que des recherches sont en train d’être réalisées sur des applications thérapeutiques pour divers usages cliniques.

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“Les recherches les plus avancées dans ce domaine sont liées au traitement de l’épilepsie. Lors de tests cliniques, un produit de CBD pur a prouvé son efficacité pour soigner certaines formes d’épilepsie comme le syndrome de Lennox-Gastaut et le syndrome de Dravet qui sont souvent résistants à d’autres formes de médication”, soulignent-elles.

L’autre point important de ce rapport mentionne que le CBD ne figure pas de façon spécifique sur les listes des conventions internationales sur la fiscalisation des drogues des Nations Unies de 1961, ni de 1971, ni de 1988. Et pourtant, 

“si on le prépare sous forme d’extrait ou teinture de cannabis, il est soumis à la fiscalisation selon la Liste I de la Convention Unique sur les Stupéfiants de 1961”. Même s’il n’y a pas de preuves que la substance se prête aux abus ou produise des effets nocifs. Pour cela, le Comité a recommandé que les préparés qui sont considérés comme CBD pur ne figurent pas sur la liste et a conclu qu’il y a assez de preuves pour procéder à un réexamen critique de la plante et de ses dérivés.

Un grand pas pour le CBD et un petit pas de plus pour que le cannabis ait le feu vert et que sa légalisation soit très vite possible dans tous les pays du monde, voilà ce que l’on espère qui arrivera bientôt.

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